• Chapitre 3 : Adieu et Amour, ça commence par un A, non ?

    Chapitre 3 : Adieu et Amour, ça commence par un A, non ?

     

     

    Je n’arrive plus à réfléchir, je suis paniquée comme rarement. Uniquement quand cela concerne Loyo. Je passe de pièce en pièce mais j’ai rapidement fais le tour, il y a si peu de pièce chez elle. J’avance vers la fenêtre de sa chambre pour essayer de trouver quelques traces que Loyo aurait pu laisser quand je marche sur quelque chose de dur qui se brise sous mon pied. Je regarde le sol et soulève mon pied, des miettes de gâteau sont répandues en forme d’empreinte. « Loyo la Gloutonne, je savais que tu mangeais au lit ! » pensais-je.

    Soudain un bruit d’explosion résonne dans le village, je cours à la fenêtre. Mon pied rentre en contact avec un sachet de biscuits qui va cogner contre la commode de Loyo. « Non mais là c’est vraiment une fixette, sale Gloutonne… » déprimais-je.

    Focalisant à nouveau mes pensées sur Loyo, je pris appuie sur le rebord de la fenêtre et sautai dans la rue. Du monde s’était attroupé dans celle-ci et sur les balcons. Une nouvelle détonation m’apprit que le combat, je pense que cela était un combat, se déroulait sur le terrain vague d’entraînement et qu’il fallait que je me dépêche.

    Je cours droit sur le terrain, je ne sais pas depuis quand dure l’affrontement mais j’ai peur de l’issue à laquelle il peut aboutir. Je double la cadence et arrive hors d’haleine sur le terrain. Je prends appuie sur mes genoux et reprends mon souffle, mes cheveux pendent de chaque côtés de mon visage. Je souffle et de la buée se forme. Je réalise qu’il fait froid tout à coup.

    Je lève et vois un jet de glace traversé le terrain recouvert de neige et de congères ainsi que trois parchemin explosifs s’écraser au sol. Les parchemins s’embrasent et explosent, la détonation me secouent, de la neige vole. Quelque chose réfléchit les flammes qui mordent les arbres qui bordent le terrain. Je regarde avec attention et devine les contours d’une arme, imposante, que je connais bien. C’est la doloire d’attaque de Loyo. Une énorme doloire qu’elle a obtenue au marché noir il y a quelques mois, elle ne s’en sépare plus, c’est un peu un gâteau portatif pour elle.

    Je la vois, elle est trempée de sueur, cela fait longtemps qu’elle se bat je dirais. Ou alors son adversaire est trop fort. Je me lance dans la bataille pour la soutenir.

    Elle s’élance sur l’ennemi en jouant de sa doloire immense mais elle ne lui occasionne aucun dégât. Comment est-ce possible ? Je l’ai vu frapper son corps trois fois au moins ! J’attaque à mon tour, attrapant des kunaïs que j’embrasais et lançais sur l’ennemi. Ils se fichèrent dans sa peau mais ne lui firent rien. Il les récupéra un à un, ne se brûlant pas à leur contact, et nous les renvoya.

    L’un deux déchira la tunique de Loyo qui prit feu, un autre se planta dans le creux de son poignet ce qui lui fit lâcher sa doloire puis un troisième dans sa cuisse droite. Un des trois derniers kunaï se planta dans mon bras, un autre dans ma cheville et le dernier dans ma hanche. Je tombais sous le coup de la douleur. Mes habits prirent feu rapidement comme ceux  de Loyo. D’un seul mouvement nous les enlevions rapidement.

    - Quel charmant spectacle ! On ne m’avait pas prévenu que j’aurai le droit à un effeuillage ! Allez les filles, donnez vous plus à moi ! dit-il cruellement.

    Deux pensées : il est à la solde de quelqu’un et, point important, il me dégoûte. Je veux lui faire payer l’affront qu’il me fait en me forçant à être en sous-vêtement en public.

    - Loyo, toi et moi en synchro, ok ? demandais-je.

    - Quand tu veux, ma poule, essaya-t-elle de dire en riant mais son rire était cassé par la douleur.

     Une méchante morsure lui mangeait le poignet.

    - Alors c’est parti.

    Nous nous élançâmes droit sur l’ennemi en hurlant chacune notre technique qui n’en formerait bientôt plus qu’une.

    - Eien no hi ! (*Feu Eternel*)

    - Eien no Inazuma ! (*Foudre Eternelle*) enchaîna-t-elle.

    Nous tendîmes les bras vers l’ennemi et de nos mains s’échappèrent respectivement une colonne de feu et une colonne de foudre. Elles rentrèrent en contact et formèrent un gigantesque faisceau de rouge et jaune qui s’écrasèrent sur l’ennemi.  Pas un son ne sortit de sa gorge, pas une explosion, juste l’attaque qui nous revint droit sur nous.

    Avant que nous puissions réagir notre propre attaque nous percuta de plein fouet. Nous nous retrouvâmes au sol, tremblantes de douleur. J’avais une plaie béante au niveau du flanc droit, je pataugeais dans mon propre sang, mes idées s’embrouillaient. Je perdais trop de sang, trop vite. J’essayais de me relever mais je restais au sol. Mes paupières se fermaient de plus en plus. Mon cœur ralentissait dans ma poitrine, trop. J’entends notre ennemi s’approcher de nous.

    - Vous êtes bien pathétique mes jeunes demoiselles. Dire que l’on m’avait prévenu que vous étiez fortes. Quel doux calembour.

    Un bruit de vêtement qui se froisse. Quelqu’un qui se baisse. Un cri, un son d’os qui craque, la voix de Loyo, le noir.

     

    J’ai mal. Terriblement mal. J’ai l’impression que je suis électrocutée continuellement. Mon cœur me lance à chaque battement. J’ai l’impression qu’il se contracte si fort que j’en ai mal, je souffre. Mes yeux roulent sous mes paupières closes. Je n’ai plus de force. Je tente de les soulever mais rien ne se passe. C’est le noir. Mon cœur est irrégulier, maintenant que j’y pense. Un battement, deux… Un, deux, trois, qua… non trois. Je suis toujours sur le terrain ? J’ai mal au dos, j’ai froid, j’ai mal au crâne. Je n’arrive plus à réfléchir : cela m’énerve profondément ! Je suis dans un tel état de vulnérabilité que je suis hors de moi tout en ne pouvant rien faire.

    J’entends une porte qui s’ouvre, deux voix qui discutent. J’écoute.

    - La voilà, c’est elle qu’il faut qu’on laisse endormi ?

    - Oui, son amie aussi. Pendant que la Mizukage s’occupe de certaines affaires. Mets-les sous sédatif. 6mg pour le moment.

    La Mizukage ? Des affaires à terminer ? Pour lesquelles nous devons être mises à l’écart ? La seconde voix reprit :

    - C’est comme si c’était fait.

    Je sentis quelque chose relié à mon bras se mettre à remuer. Je ne l’avais pas remarquer jusque là. Effectivement quand elle dit qu’elle fait quelque chose elle le fait. J’avais déjà entendue cette voix quelque part, c’était une femme. J’en suis certaine.

    - Fais la même chose à Loyo Kagizaki, dit la première voix.

    Kagizaki ? Personne ne connaît le nom de famille de Loyo. Personne mise à part la Mizukage, Loyo, évidemment, et moi. Loyo n’a plus de famille, personne ne peut le connaître.

    - Allez on y va.

    La porte s’ouvrit et se referma rapidement. Le silence et le froid retombèrent. Je me senti gagné par une noirceur intense. Je me sentais partir. Non, je ne veux pas, non…

     

    Je reprends peu à peu connaissance… J’entends les deux voix féminines qui discutent de notre sort. « 20mg. » Je vais encore dormir un moment. Je me suis déjà éveillé trois ou quatre fois avant de replonger dans le noir. J’ai perdu la notion du temps, je me sens captive. En même temps, je le suis.

    - On peut laisser partir Kagizaki. Sur ordre de la Mizukage, dit l’une des voix.

    Je ne les différenciais plus. L’une ou l’autre était devenue semblable. J’étais fatiguée continuellement, je ne pouvais plus réfléchir.

    - On laisse Yukiko ici pour quelques jours encore. Elle ne doit pas sortir. Vu ?

    Tiens, je connais cette voix.

    J’entends un bruit de porte qui s’ouvre en catastrophe. Un bruit de respiration haletant.

    - Mais qu’est-ce que vous lui faîtes ? s’exclama la personne essoufflée d’une voix tremblante.

    Sohara. Et l’autre la Mizukage. Je me suis de nouveau endormi entre la première phrase et la seconde ? Pourquoi parler de la Mizukage à la troisième personne si elle est dans la pièce ? Je me sens fatiguée, tellement fatiguée.

    - Ne t’inquiète pas, mon enfant. Elle va bien, elle fait simplement un gros somme, dit la Mizukage d’une voix douce.

    Cela ne calma pas Sohara. Elle se mit à crier de plus belle :

    - Qu’est-ce que vous lui faîtes ? Ce n’était pas prévu ! Vous ne deviez pas la …

    - Tais-toi imprudente ! une gifle ponctua cette phrase. Imagine qu’elle soit à demi consciente ? Va faire ce que tu as à faire. Vite !

    La voix si calme de la Mizukage était montée d’une octave ce qui traduisait sa crispation.

    Rapidement, la porte s’ouvrit et se referma à nouveau.

    - Mettez lui un bon 20mg, qu’importe les conséquences sur son organismes ou ses facultés motrices ou cérébrales, ordonna la Mizukage. Je ne veux pas qu’elle puisse faire quoi que ce soit pour empêcher ce qui va suivre, vu ?

    - Oui Mizukage–sama.

    Noir.

     

    Cauchemar. Crise. Convulsion et désespoir sont les mots qui résument ce passage au vide.

    Cauchemar ? Je suis perdue dans un couloir sombre, long, lugubre et froid. Je vaque dans le noir, plus égarée que jamais. Je ne sais où allez, j’avance à l’aveugle.

    Au loin j’aperçois une torche. Fixée sur quelque chose d’invisible, en hauteur. Comme flottant dans les airs, attractive, puissante et envoûtante. Je m’approche d’elle, rapidement, comme hypnotisée. Comme si je voulais l’atteindre.

    Après deux minutes d’errance j’arrive sous la torche. Je lève les yeux et un flash de lumière m’aveugle temporairement. Quand je m’habitue à cette nouvelle luminosité je vois une flopée de torche accrochées par des cercles de fer à un mur sale et vieillit par le temps.

    Je me retourne, et une nouvelle rangée se dresse devant moi. Toutes ces lumières me permettent de distinguer un long couloir au bout duquel je peux difficilement deviner un virage. Il n’y a pas d’autre passage, alors j’y vais.

    Je ne sais pour quelle raison je cours, de plus en plus vite. J’ai l’impression de rater quelque chose. J’ai besoin d’y aller. Comme si je devais empêcher quelque chose, c’est étrange et prenant. Alors je cours.

    Quand j’arrive au tournant je ralentis et avance prudemment, au bout se dessine une porte sombre. Plus de doute, je suis attirée par une mystérieuse chose qu’il faut que je « sauve ». Je m’élance à nouveau mais ce couloir-ci est plus court que le premier. Je pousse la porte non sans mal et y découvre un spectacle affreux :

    Un combat entre mes trois meilleures amies. Sohara contre Loyo et Ginia si je saisis tout. Comment est-ce possible ?

    Tout va très vite : Sohara saute au cou de Ginia et lui tranche la gorge avec un kunaï. Des flots de sang jaillirent, Ginia se mit à suffoquer. Elle s’écroula au sol en gesticulant bizarrement, une marre de sang se formant rapidement autour d’elle, dans ses yeux on pouvait voir sa vie s’envoler.

    Sans s’attarder sur Ginia, Sohara s’élança sur Loyo avec une telle rage et une telle fureur que Loyo eu du mal à accuser le coup, ce qui lui occasionna une grosse entaille dans le bras gauche. Un hurlement de douleur s’échappa des lèvres de Loyo. Je voulais intervenir mais je ne pouvais pas, j’étais comme paralysée. Quand Sohara leva le bras pour frapper de nouveau je m’élançai pour tenter de m’interposer mais la lame et le bras de cette dernière me traversèrent comme si j’étais un fantôme. La lame ensanglantée se planta méchamment dans l’avant bras droit de Loyo.

    Celle-ci recula vivement, elle agrippa trois shurikens qu’elle lança immédiatement chargés de foudre. L’un se planta dans la main de Sohara, ce qui lui fit lâcher son kunaï, un autre dans sa cuisse et le dernier lui trancha nette une mèche de cheveux avant de se fixer dans le mur.

    - Mes cheveux, sale garce ! Tu vas me le payer,  hurla-t-elle avant de saisir deux kunaïs et de fondre sur Loyo.

    Celle-ci recula et fit volte-face pour mettre de la distance entre Sohara et elle. Un son rauque provenant de la gorge de Sohara signifia qu’elle venait de lancer un des kunaï en direction du dos de Loyo. Il se ficha dans sa fesse droite, Loyo faillit s’effondrer sur le coup.

    Elle reparti de plus belle en arrachant le kunaï avant de le renvoyer à sa propriétaire. Sohara le contra d’un simple geste.

    Loyo, croyant avoir fait diversion se retourna et chargea un sort puissant de foudre entre ses mains. Trop long à charger cependant, Sohara arriva près d’elle et lui planta la lame à trois reprises : une dans la hanche droite, une dans la cuisse droite et la dernière sous les côtes. Loyo faillit défaillir, mais, par chance, pour elle, le sort s’échappa de ses mains et frappa de plein fouet Sohara au visage.

    Le choc électrique si puissant déstabilisa le centre nerveux de Sohara qui la rendit aveugle quelques instants, lui faisant faire des mouvements incontrôlés. Loyo en profita pour la frapper en plein dans le plexus solaire, ce qui la fit s’écrouler instantanément. Loyo couru vers le corps de Ginia, espérant encore une dernière chance pour elle, mais non. C’était bien fini.

    Elle pensa alors à une phrase que Ginia aimait beaucoup utiliser en anglais, quand elle rompait avec ses petits amis occasionnels : It’s over…

    Oui c’est bien fini, pensa-t-elle. Elle se releva, emplit de rage contre Sohara malgré une part d’interrogation : pourquoi nous attaquait-elle ?

    Elle se tourna face à son adversaire, celle-ci s’était relevée mais toujours pas prête à se battre complètement. Sohara faisait face, tenait sur ses pieds mais n’avait pas encore assez récupéré pour se battre.

    - Pourquoi ? hurla Loyo, profitant de ce moment de pause, qu’elle aurait pu tout à fait utiliser pour éliminer Sohara.

    - Parce que ce sont les ordres, c’est tout, tu sais ce que c’est, non ? répliqua-t-elle sèchement.

    - Pourquoi nous ? Quels ordres ? Quelle mission ? Quel commanditaire ? questionna Loyo.

    - Parce que vous, professionnellement et passionnellement. L’unique ordre de la mission : vous éliminez toutes les trois. Mais là, je me contente de deux. Tu n’as pas à le savoir, mais peut-être te le dirais-je avant que tu lâches ton dernier soupir, dit-elle avec un large sourire sadique.

    - Passionnellement ? Explique-toi ! Quelle mission ? Qui a organisé cette mission, parle, Sohara ! s’exclama Loyo.

    Sa voix s’élevait dans la pièce froide. J’étais spectatrice de tout cela. Je voulais intervenir mais ne pouvais pas.

    - La mission ? Mission : Renversement et prise de pouvoir à Kiri. Ca te va ? railla Sohara. Je ne te dirais pas qui a organisé cette mission, et oui passionnellement espèce de garce ! Je t’en veux à toi, et uniquement à toi ! Tu étais bien trop proche de ma M depuis trop d’années ! Cette mission n’est qu’un moyen pour moi d’accéder à ce que je veux faire depuis longtemps ! J’aurais dû être à ta place, vivre autant de moment de joie que toi voire plus avec M, je mérite tout cela, mais toi tu me les as volé !

    - Mais tu débloques ma pauvre ! tenta Loyo.

    - Yuruseï ! (*Ta gueule !*) cria Sohara de toutes ses forces. Je vais te tuer, et enfin j’aurai ma vengeance ! M me revient ! M est à moi, elle ne t’a jamais appartenu, jamais !

    Une lueur de folie vibrait dans ses yeux sombres.

    - Tu es complètement stupide ma pauvre ! M ne m’a jamais appartenu ! M et moi sommes très amies, et…

    - Tu vas te taire ?! reprit Sohara hors d’elle. J’ai raison et tu as tort !

    Sur ce mot elle s’élança droit sur Loyo, qui décocha un kunaï pour se défendre. Sohara fit quelques signes ninja et toute la pièce se mit à trembler, des morceaux de toit, invisibles car trop haut pour être vu jusqu’à présent, venaient s’écraser au sol. Deux recouvrirent le corps de Ginia, mes yeux s’emplirent de larmes. De rage, de tristesse et j’étais abasourdi de cet échange entre Loyo et Sohara. Qu’arrivait-il à Sohara ? Elle était devenue hystérique, à la limite de la folie.

    Quand je me focalisai à nouveau sur le combat du sang avait déjà teinté le sol. Sohara faisait maintenant léviter des gros rochers autour d’elle qu’elle éjectait sur Loyo qui avait bien du mal à les esquiver.

    - Mais tu vas crever ?! hurla Sohara à Loyo, une larme d’hystérie roulant sur sa joue.

    Loyo ne voulais rien lâcher et fit une roue dans les règles de l’art pour esquiver une salve de bloc de roche.

    - Reste en place, petite peste !

    Une nouvelle rangée de roche, qui s’écrasa à plusieurs endroits de la pièce. Mais toujours rien.

    - Tu veux jouer à ça ? Très bien, dit-elle en faisant un signe ninja.

    Chaque bloc se fissura pour donner une quantité infinie d’aiguille de roche en suspend. Loyo prit conscience de la situation et su qu’elle ne s’en sortirait pas cette fois sans un jutsu.

    Elle voulu utiliser une décharge violente de chakra mais rien ne fonctionnait, pourquoi ? Elle ne comprenait pas, cela se lisait sur son visage, et je ne comprenais pas non plus. Etrange.

    - Tu ne peux pas utiliser tes jutsus ? Un manque de chakra peut-être ? Tes réserves sont à sec ? ria-t-elle.

    - Comment fais-tu cela ? demanda Loyo d’une voix calme.

    - Regarde attentivement les blocs de pierre autour de toi, même s’ils ne t’ont pas réduits en poussière comme cette pauvre Ginia, ils…

    - Ne prononcent pas son nom avec tant d’irrespect ! s’exclama Loyo la colère grondant dans sa voix.

    - Tais-toi, répondit simplement Sohara puis elle reprit, ils renferment un parchemin qui absorbe ton chakra depuis le début de notre combat. Je les aime bien ses petits rochers personnellement, mais ce n’est que mon humble avis, évidemment, finit-elle d’une voix douce.

    - Tu n’as rien de humble alors ne parle pas de ce que tu ne peux connaître, sois intelligente au moins une fois dans ta vie, puis c’est fourbe mais je dois l’admettre très bien joué. Alors qu’attends-tu pour en finir ? Pour n’avoir M rien que pour toi ? Pour pouvoir vivre avec elle ? Mais tu ne devais pas la tuer aussi ? N’était-ce pas une close de ton contrat ?

    A cette phrase elle lut l’irritation dans le regard de son adversaire. Mais elle continua :

    - Mais vas-tu pouvoir la tuer ? Que va-t-elle penser quand elle apprendra ce que tu nous as fais ? Va-t-elle te pardonner ou au contraire te haïr à jamais ? J’espère, et je penche, pour la deuxième hypothèse, tu ne mérites pas mieux que l’oubli, tu ne vaux pas mieux que la folie qui t’articule.

    Une colère immense s’empara immédiatement de Sohara qui abattit les bras en avant ce qui fit pleuvoir toutes les aiguilles sur Loyo rapidement. Je ne sais pour quelle raison, et même si je savais que je ne pourrais rien changer, je couru m’interposer entre les aiguilles et Loyo, en la serrant dans mes bras et en espérant de tout mon cœur.

    Là, à ce moment, se produisit quelque chose que je ne compris pas. Une barrière se forma entre ma peau et les aiguilles et celles-ci s’effritèrent à ce contact. J’apparu pleinement dans la pièce et Loyo fut surpris de me voir devant elle.

    - M .. ? lâcha-t-elle étonnée.

    - Loyo, dis-je en serrant plus fort encore.

    Celle-ci me rendit mon étreinte, et j’entendis Sohara fulminer derrière.

    - Je t’aime ma Loyo, soufflais-je au creux de son cou.

    - Je t’aime ma M en sucre, répondit-elle au creux de mon oreille.

    Puis je commençais à disparaître à nouveau, je ne comprenais pas mais je ne voulais pas partir sans rien faire. Je me concentrais fort et embrassais Loyo sur la bouche, en un souffle je lui transmis toutes mes réserves de chakra qu’il me restait. Surprise au début Loyo accepta toute cette puissance, et ferma les yeux. Plus qu’un passe passe de chakra c’était un baiser d’adieu. Mouillé, et sucré. Puis je disparu complètement.

     

    Lorsque je me réveillais, j’étais à nouveau à l’hôpital. J’ouvris les yeux facilement et me releva immédiatement, j’étais couverte de sueur et exténuée. Je n’avais pas rêvé. Alors Ginia et ..? Ha ! Ah, mon cœur ! Deux contractions violentes me fit me replacer rapidement sur le dos, mon estomac se tordait de douleur, je toussais du sang, mes draps blancs se tâchaient de partout. Je convulsais, je commençais à m’étouffer, avalais-je ma langue ? Je ne sais pas, ce que je sais c’est que Loyo était morte et que je ne le supportais pas, et que je ne le supporterais jamais.

     

     

    Sohara Emizu, je te hais et jure de te tuer, me promis-je entre deux quintes de toux ensanglantées. Le bip incessant de la machine ne me calmait pas. Noir.

     

    Quand j’y repense je me dis que j’ai étais chanceuse et que j’ai pu faire mes adieux à Loyo, mais que jamais je ne pourrais les faire à Ginia. Je ne pourrais me recueillir sur aucune tombe, juste prier. Ce que je fais encore aujourd’hui. A vous, à toi Loyo, ma chère Loyo que j’aime et que j’aimerai toujours, pardonne-moi ne pas avoir su te défendre plus que cela…Je suis tant désolée…


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